LE BONHEUR N’EST PAS AU SOMMET DE LA MONTAGNE MAIS DANS LA FAÇON DE LA GRAVIR (⚠ « SPOILER ALERT »)

 

A ————————————— > B

 

 

De A à B. À travers l’illustration de cette simple trajectoire, je voudrais évoquer la question de la transformation de soi, ou de l’empowerment pour reprendre un terme anglo-saxon. Celui-ci n’ayant pas d’équivalent vraiment fidèle en français- bien qu’on commence à lire désormais ici et là les termes d’empouvoirement ou même d’empuissancement (!) chez nos amis québécois en guise de traduction littérale- je vais pour ma part, recourir à une paraphrase pour résumer ce dont il est vraiment question : Lempowerment, c’est l’action de se libérer de tout ce qui nous entrave pour reprendre les pleins pouvoirs sur notre destinée.

Comment vous affranchir de tout ce qui vous limite pour permettre cette montée en puissance, cette responsabilisation, cette revendication et expression de votre plein potentiel ? C’est ce que tend à déclencher un accompagnement en coaching à travers la simple visée d’un objectif ciblé, occasionnant plus largement cet affranchissement… Voyons comment. Et pour ce faire, revenons à A et B.

 

Et s’il suffisait d’une décision à prendre, d’un élan, d’une porte à ouvrir, d’un seul mouvement à initier ?

Considérons que A, c’est votre situation actuelle, votre réalité au présent.

Voyons B comme la situation voulue, la réalité que vous souhaitez créer dans le futur.

 

Souvent, lorsque l’on se sent englué dans une situation donnée (A), cela peut-être dû à la perception que l’on se fait de la situation que nous voudrions à la place (B).

B nous apparaissant comme un bonheur immérité auquel on n’oserait prétendre, un Eldorado lointain, très vaguement observable à l’horizon entre vision et mirage, en désespoir de cause, A semble s’imposer à nous comme notre seul sort possible, comme une fatalité. Et en l’absence d’alternative, nous voilà ainsi condamnés à une certaine forme d’inertie.

Car en effet, quand bien même, B existerait, il nous semble que pour l’atteindre, il faudrait tel Ulysse, entreprendre l’odyssée, ça serait comme vouloir atteindre le point culminant d’une montagne qu’on en finit plus de gravir ou prendre un vol dont la destination est inconnue et la durée non annoncée…

Comment pourrait-on alors changer notre regard sur B pour que cette situation espérée ne nous apparaisse non plus hors d’atteinte mais peut-être à portée de main?

 

ET SI EN RÉALITÉ, MA PERCEPTION DE B DÉPENDAIT DE LA FAÇON DONT JE PERÇOIS A?

 

Si prendre le chemin de B vous paraît si insurmontable, qu’est-ce que cela dit de votre façon de percevoir le changement et la nouveauté ? Êtes-vous terrifié à l’idée de chambouler A, d’envoyer tout valdinguer ? Certes, A vous irrite parfois, et même souvent, mais A a au moins le mérite de vous rassurer, c’est votre zone de confort, vous y êtes plus ou moins en contrôle, du moins, tout vous y est familier.

Si B vous semble si inaccessible, qu’est ce que cela dit de la façon dont vous percevez vos capacités ? Avez-vous suffisamment foi en vous et en votre potentiel ? Quand était la dernière fois que vous avez entrepris quelque chose pour la première fois ?

Si B vous semble si irréalisable, qu’est-ce cela dit de vos croyances sur toutes les choses qu’il vous faudrait mobiliser pour vous mettre en quête de B ? Quelles sont vos croyances quant à ce qui constitue les fondations de l’existence et sur quoi la vôtre repose-t-elle ? Quel est par exemple votre rapport à l’argent ? Est-ce l’argent qui détermine vos choix de vie ou est-ce que vos choix de vie se font sur la base de vos envies et vous vous adaptez à vos revenus en fonction ?

 

En prenant un pas de recul pour observer et questionner les perceptions et croyances que vous entretenez à votre égard et à l’égard de votre environnement, vous commencez à voir que les choses sont moins immuables que vous le pensiez, vous commencez à recréer votre réalité car vous êtes le créateur (ou co-créateur selon ce à quoi vous croyez) de votre existence.

 

 

« IF YOU CHANGE THE WAY YOU LOOK AT THINGS, THE THINGS  YOU LOOK AT CHANGE »         Wayne Dyer


QU’EST-CE QUE JE SUIS PRÊT À CHANGER EN A POUR QUE B VIENNE À MOI ?

 

Une fois que vous êtes disposé à changer votre regard sur A, vous constatez que les choses changent autour de vous, elles se réalignent avec aise comme si la vie vous portait assistance et l’action ne vous apparaît plus aussi insurmontable, au contraire.

Car cet élargissement de votre vision allié à l’action (le premier pas vers B) aura par effet ricochet, deux vertus :

D’abord, agir vous fait monter dans la roue d’un cercle vertueux qui tourne selon le principe d’auto-renforcement de l’action : plus vous agissez, plus vous en percevez les bénéfices, plus être proactif s’impose à vous comme une nouvelle nature et non plus comme un effort.

Ensuite, ainsi joyeusement affairé dans l’instant présent, à jouer avec la matière, à mobiliser votre énergie pour faire les choses qui comptent pour vous, celles que vous pouvez transformer, à être content de vous et à en récolter les fruits, vous verrez que non seulement vous aurez quitté A sans vous en rendre compte, mais peut-être même que vous réaliserez que vous êtes en train d’attirer B à vous !

 

« QUOIQUE TU RÊVES D’ENTREPRENDRE, COMMENCE LE, L’AUDACE A DU GÉNIE, DU POUVOIR, DE LA MAGIE  »  GOETHE

 

 

Ainsi, peut-être que la clé du bonheur se trouve là, dans ce laps de temps où l’on se tient prêt, dans cette prise d’élan juste avant le premier pas, de A vers B, dans la simple décision d’entreprendre le voyage qui serait pavé de joie…

 

 

 

*J’emprunte le titre de l’article à Confucius. 

* « Si tu changes ton regard sur les choses, les choses que tu regardes changent »